Le jardin
L’œuvre fondatrice du jardin classique
Vaux-le-Vicomte est l’œuvre fondatrice du jardin à la française. Majesté théâtrale, perfection formelle des tracés et maîtrise de la perspective caractérisent cette création dont la grammaire sera plus tard déclinée dans toute l’Europe. Grâce à Nicolas Fouquet, André Le Nôtre obtient, dès 1641, la possibilité de manifester toute l’étendue de son génie. Il rassemble pour la première fois à grande échelle l’ensemble des acquis techniques, scientifiques et artistiques de son temps en matière de jardin.
L’œuvre fondatrice du jardin à la française
Le Jardin de Vaux-le-Vicomte s’ordonne autour d’une perspective génialement maîtrisée, longue de plus de trois kilomètres. En composant la mise en scène du château et de son écrin dans l’espace de 33 hectares taillés au cœur de la nature, André Le Nôtre et Louis Le Vau réalisent la plus parfaite harmonie entre architecture et paysage de tout le XVIIe siècle. La force et la noblesse de son dessin d’ensemble, l’abondance d’eau et de surprises et sa majesté théâtrale font du jardin de Vaux-le-Vicomte l’œuvre fondatrice d’un art nouveau, celui des jardins à la française. Ils font aussi de ce théâtre une invitation au savoir, à l’imaginaire et au plaisir.
Découvrir le jardin
Grâce à l’exposition permanente située au sous-sol du château, découvrez l’art d’André Le Nôtre et les grandes étapes de la réalisation du jardin de Vaux-le-Vicomte. À l’extérieur, deux parcours de promenades pour découvrir toutes les subtilités du jardin.
Les enfants ont aussi leur parcours dans le jardin, où ils se promènent en répondant aux questions de notre jeu de piste (6-9 ans / 9-12 ans).
En 2019, le domaine a procédé au remplacement des buis des parterres des boulingrins par une œuvre d’art temporaire : les Rubans Éphémères.
L’œuvre s’inspire des dessins d’arabesque d’Achille Duchêne au début du XXe siècle (eux-mêmes inspirés des broderies dessinées par Le Nôtre au XVIIe siècle).
Les Rubans Éphémères sont constitués de 390 plaques d’aluminium inclinées, toutes uniques. Ainsi, chaque plaque est de taille, de forme et d’inclinaison différentes. L’aluminium donnera force et dynamisme aux arabesques, mais il permettra aussi des jeux de reflets et de miroirs à la manière des bassins du jardin…
L’œuvre se veut évolutive et vivante : telle une vidéo naturelle, vous ne la verrez jamais identique deux jours de suite ! En effet, le ciel se reflètera dans les plaques et leur donnera différents éclats, permettant une modification permanente des Rubans Éphémères.
« Le fait de reprendre l’arabesque était une évidence. L’arabesque est à la fois l’origine, l’ADN du jardin et la cause du problème, car le dépérissement des buis est la cause de l’œuvre d’art contemporaine » explique l’artiste, Patrick Hourcade.
Fontaines, statues et parterres fleuris
Les fontaines et jeux d’eau
André Le Nôtre, créateur du jardin à la française, s’inspire des jardins italiens de la Renaissance et donne la part belle à l’eau sous toutes ses formes. Jaillissante, dormante ou en cascade, elle accompagne en permanence le promeneur dans les allées du jardin. Elle saura vous rafraîchir lors de votre promenade dans le jardin du château ! Le saviez-vous ? Le réseau hydraulique du domaine fonctionne toujours selon le système gravitaire, comme au XVIIe siècle !
Le statuaire
Nicolas Fouquet commande des sculptures à de grands artistes :
Michel Anguier, Philippe de Buyster, François Girardon, Mathieu Lespagnandel, Thibaut Poissant…
Aujourd’hui, le jardin compte 63 statues des XVIIe et XIXe siècles.
Le parterre de fleurs
Commandé par Nicolas Fouquet, ce parterre original évolue chaque année.
Le chef jardinier renouvelle les compositions florales, offrant au domaine un parfum unique de mai à octobre.
Le parc de Vaux-le-Vicomte
Au-delà du château et du jardin, le parc de 500 hectares est clos par un mur de 13 km.
On y découvre :
- Étangs et fontaines
- Contre-allées ombragées
- Forêts propices à la promenade
Une parenthèse de nature et de fraîcheur, idéale après la visite du château.
« Le roi a des raisons d’être en colère, il est à Vaux-le-Vicomte dans l’excellence du jardin à la française. » Alain Baraton, jardinier en chef du château de Versailles.