Nous vous proposons de redécouvrir en quelques mots nos campagnes les plus marquantes de sauvegarde et de protection du Château de Vaux-le-Vicomte, réalisées grâce au mécénat des particuliers et des entreprises. 

 

Vaux-le-Vicomte remet les pendules à l’heure ! (2017)

Sire, voilà l’heure ! L’heure de remettre en fonctionnement les douze pendules du château. Le projet concernait la restauration des mécanismes, boiseries et dorures des pendules datant des XVIIème, XVIIIème et XIXème siècles. Ces œuvres d’art d’une rare manufacture ont rendu aux décors de Vaux-le-Vicomte toujours un peu plus de splendeur. Les nombreuses sonneries qui marquent les heures et les quarts résonnent maintenant dans ces murs séculaires et redonnent vie aux appartements du château.

Au cours du temps, toutes les pendules de Vaux-le-Vicomte ont cessé de fonctionner. Certaines ont perdu leur pendule, d’autres ont des aiguilles cassées et l’ensemble des mécanismes sont défaillants. Les cadrans en émail, les boiseries et les dorures avaient tout autant besoin que les mécanismes d’un renouveau.

Dons recherchés : entre 2 500 euros et 8 000 euros selon l’horloge choisie

 

 

 Restauration des statues du jardin (2015-2016)

Page de couv brochure statuesVéritable décor à ciel ouvert, le jardin de Vaux-le-Vicomte illustre l’alliance subtile entre une œuvre végétale et statuaire : le promeneur d’un jardin du XVIIème ou du XVIIIème siècle s’attend à y trouver divers ornements, tels des statues, des bassins, des vases de forme et contenance variées. Pour Vaux-le-Vicomte, Nicolas Fouquet, exceptionnel amateur d’art, passe commande aux meilleurs sculpteurs de son temps : Michel Anguier, Philippe de Buyster, François Girardon, Mathieu Lespagnandel, Thibaut Poissant…. Le temps fait son œuvre : en 2015, la restauration des 59 statues du jardin a été réalisée et mise à l’honneur par l’exposition des photographies de Jörg Brauer, dans le  Musée des Équipages  : « Conversation en silence « .

« Ne restez pas de marbre, révélez nos vrais visages… » : retrouvez le dossier de présentation du projet.
Budget : 400 000 € (1ère tranche) – 350 000 € (2ème tranche)
Étapes du projet : dépoussiérage, nettoyage, restauration, réalisation de moulage des copies nécessaires
Réalisation : de septembre à novembre 2015 (1re tranche), 2016 (2ème tranche)
Atelier en charge de la restauration : Serge Giordani

 

 

 Le cabinet des jeux (2015)

Photo Béatrice Lécuyer-Bibal BD

Le XVIIème siècle consacre l’ère du jeu, véritable production artisanale, et la publication de règles qui l’accompagne. Les cartes font fureur : en 1654 paraît La Maison académique, « recueil général de tous les jeux divertissants pour se réjouir agréablement dans les bonnes compagnies ».

Le Jeu du picquet (1634), le Royal Jeu du hoc (1644), le reversis (1634), le tarot (1637), l’excellent Jeu du triquetrac (1634), le billard, la paume, le jeu de l’oie, la chouette, le renard et les poules, et d’autres jeux encore, divertissent Nicolas Fouquet et ses hôtes. Dès 1661, le Cabinet des Jeux les accueille pour révéler leur tempérament de joueurs. Pièce préférée des visiteurs, abîmée par le temps, sa restauration, devenue indispensable, a débuté le 22 juin 2015 par la restauration des dorures, sous la houlette de Fabienne Cassange. Plusieurs ateliers pédagogiques permettront une redécouverte de ces jeux, souvent remis au goût du jour.

Budget : 80 000 €
Ateliers en charge de la restauration : Ariel Bertrand et Fabienne Cassange.
Étapes du projet : restauration des décors peints, menuiseries, dorures
Réalisation : juillet-octobre 2015

Brochure de présentation du projet

 

 

 La plantation au Parterre Est – Quinconce (2014)

Photo Béatrice Lécuyer-Bibal BDAncré dans la terre, s’élevant vers le ciel, promis à une longévité qui surpasse de loin celle des hommes, l’arbre est admiré et suggère de multiples dialogues avec celui qui le contemple. Passeur de temps, lien entre les générations, journal intime, véritable repère, l’arbre inspire depuis l’Antiquité les plus grands peintres, auteurs, poètes, chanteurs-compositeurs, conteurs. Dès 1653, André Le Nôtre dessine l’œuvre fondatrice du jardin à la française, marquée d’alignements d’arbres, pièces maîtresses de sa conception.

Plus de trois siècles et demi plus tard, l’alignement replanté par Alfred Sommier en 1890 sur le parterre Est, appelé « Quinconce », a dû disparaître : une étude phyto-sanitaire a prouvé le danger de ces arbres atteints de la mineuse du marronnier. En 2014, ce terrain autrefois en friche a retrouvé sa verdure originelle. Le tilleul Tilia Cordata a été choisi pour sa robustesse, sa rusticité, son port altier.

Budget : 140 000 €
Étapes du projet : fouilles, préparation du terrain, fourniture des plants, plantation, entretien spécifique pendant les 2 premières saisons.

 

 

Restitution de la transparence (2014)

P23A4405Conçu comme un tout, Vaux-le-Vicomte symbolise l’harmonie entre le jardin et le bâti. Grâce à la transparence des trois arcades Nord et Sud du château, habillées de grilles monumentales, le Grand Salon devient l’Observatoire du Jardin. Dès l’entrée du domaine franchie, le visiteur percevait clairement, malgré l’épaisseur du bâti, la perspective du jardin à la française et, au-delà, la ligne d’un horizon infini. Perdue au fil du temps par l’installation de menuiseries, cette transparence a été restituée en 2014, fidèlement à l’origine.

C’est ainsi que Mademoiselle de Scudéry explique que ces arcades « laissent pénétrer la vue à travers toute l’épaisseur du palais, de sorte que, voyant le ciel par ces diverses ouvertures, cet objet en est bien plus agréable ».
Budget : 350 000 €
Étapes du projet : restitution de vitrages de grande dimension, restauration des menuiseries, restitution des trois grilles façades Nord du château (atelier : Joël Orgiazzi).

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